L’horlogerie Suisse dévisse.


Notre analyse du marché

Baisse de la croissance mondiale, crise du Moyen-Orient, de la Chine, de la Russie, du Brésil… etc

L’horlogerie Suisse, après plus de 10 ans de taux de croissance à deux chiffres, dévisse.

Si les bilans de l’année 2015 affichaient une baisse considérable, ceux de 2016 risquent d’être pires encore.

Restructuration, chômage technique, sur fabrication, hausse des prix (ils ont doublé en moins de 10 ans), collection et modèles invendus démontés.

La tentation des soldes serait un suicide pour les marques.

Le luxe, le rêve ne se solde pas.

Quelques marques vont parvenir à s’adapter: TUDOR en particulier, qui a réédité ses modèles historiques, en jouant la carte de la qualité à prix contenus. Un bel exemple !

Quant au numéro 1 mondial ROLEX, la marque a la capacité de réduire sa production. Nous l’avons déjà remarqué lors de la crise mondiale 2008/2009. Jamais ROLEX ne solde.

Il y a très peu de ratés dans leur nouvelle collection.

ROLEX risque d’être la marque la moins touchée par ce choc. De notre point de vue et de ce que nous voyons, son bilan devrait afficher une baisse de l’ordre 20% en 2016.

Mais que se passe-t-il chez PATEK PHILIPPE ?

Les ventes des grandes complications ralentissent.

Un modèle historique de base, trop peu fabriqué : la Nautilus acier 5711-1A, vendue à 22 000 Euros.

Résultat : AUDEMARS PIGUET dépassera très vraisemblablement PATEK PHILIPPE en 2016. Incroyable !

Quant au marché des ROLEX de collection qui ne fait que démarrer, tout laisse à penser que nous allons vivre dans les 20 ans à venir une des plus fabuleuses histoire de la marque.

Son évolution devrait se rapprocher de celle du marché de l’art, avec des produits de référence à l’abri de toute volatilité, mais cela bien entendu dans la mesure où les pièces de collection sont toutes d’origine et de qualité.